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H A R V E S T
Tracklist: 1. Out on the Weekend -- 2. Harvest -- 3. A Man Needs a Maid -- 4. Heart of Gold -- 5. Are You Ready For The Country ? -- 6. Old Man -- 7. There's a World -- 8. Alabama -- 9. The Needle and the Damage Done -- 10. Words (Between the Lines of Age)
Critique rédigée par Roro
4ème album studio pour Neil Young, Harvest est pour beaucoup son meilleur album. Il s'est imposé dans la "postérité" à tel point que ma propre personne, du haut de sa majorité toute fraîche succombe face au charme de ces chansons folks trentenaires. Explications...
Sorti en 1972, Neil Young nous livre l'un de ses albums les plus aboutis de sa riche et longue carrière. Le tout commence par un "Out on the Weekend" avec une base rythmique très simple mais entêtante, portée par la voix non-extravagante de Neil Young qui va à merveille avec le son larmoyant de son harmonica. Quand ce n'est pas la guitare qui guide le morceau, c'est le piano comme sur "A Man Needs a Maid" qui vient prendre le relais. Sur cette chanson, le résultat est surprenant de justesse tant l'orchestre qui vient enrichir la chanson est utilisé avec virtuosité. On ne peut pas dire que Neil Young soit un grand chanteur... Il a néanmoins ce don de poser sa voix de la manière la plus juste possible, sans s'éparpiller dans quelques envolées lyriques qui seraient fort regrettables... Et tout le charme de cet artiste se retrouve également - et presque avant tout - dans ses mélodies à travers lesquelles on se laisse facilement transporter comme "Are You Ready for the Country?", le génialissime "Old Man" ou le non moins surprenant "Alabama" et son refrain qui nous trotte immédiatement dans la tête... Mais si je devais me soumettre à l'horrible interrogation de ne retenir qu'une seule chanson de cet opus, mon choix se tournerait certainement vers "Words (Between the Lines of Age)" qui clôt "Harvest". Chanson la plus longue de l'album (plus de 6 minutes), c'est sur celle-ci que Neil Young prend le temps d'installer sa mélodie qui monte crescendo avec des phases instrumentales qui sont un délice pour les oreilles... tous les instruments y passent, les accords de piano se mêlent à la seule guitare de Young qui vient crier toute sa rage au fur et à mesure que le morceau monte en intensité... Bref, une bonne claque pour finir l'album et vous laisser plus qu'une bonne impression.
Conclusion
Dans notre société d'aujourd'hui où la musique est pour une grande majorité pré-formatée et de plus en plus sans saveur, s'écouter "Harvest" de Neil Young et ses sonorités de plus de 30 ans agit comme le meilleur des médicaments ... et sans effets secondaires. Un véritable vent de fraîcheur, une plongée dans une musique habile et intelligente témoignant d'une époque très riche musicalement parlant. En écoutant cet album, tout ce que j'ai envie de dire, c'est merci.
Autre infos: album sorti le 1er février 1972, édité chez Reprise Records (Warner Bros), durée: 37min 28s
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R E A L I T Y
Tracklist: 1. New Killer Star -- 2. Pablo Picasso-- 3. Never Get Old -- 4. The Loneliest Guy -- 5. Looking For Water -- 6. She'll Drive The Big Car -- 7. Days -- 8. Fall Dog Bombs The Moon -- 9. Try Some, Buy Some -- 10. Reality -- 11. Bring Me The Disco King -- 12. Waterloo Sunset (présent sur la réédition)
Critique rédigée par Roro
Reality est le dernier album de Bowie en date sorti en 2003; ce avant que la carrière du "Thin White Duke" ne soit interrompue par une crise cardiaque alors qu'il était en pleine tournée. Depuis, les apparitions de Bowie sont très rares et il se pourrait que Reality soit son ultime album studio... Autant dire que c'est une triste réalité...
Mais commençons par le commencement avec "New Killer Star", sa ligne de basse qui accroche et son refrain puissant font de cette chanson un trrrès bon début d'album qui nous met de suite dans l'ambiance des 11 chansons (ou 12 si l'on possède la réédition) de cet 27 ème (!) album studio (selon Wikipedia). Bowie nous livre par la suite "Pablo Picasso", morceau électrique et arrogant dédié à cet illustre peintre; ainsi que "Never Get Old" et sa rythmique un brin nonchalante (musique qui a servie pour la pub de Vittel si mes souvenirs sont bons) où le créateur de Ziggy Stardust nous crie tel un Peter Pan que non "Jamais je ne deviendrai vieux". "The Loneliest Guy" calme le tout, avec comme seuls instruments piano et effets de guitare avec la voix de Bowie, intermède réussi où Bowie clame qu'il n'est pas un homme solitaire mais bien "l'homme le plus chanceux". Tel un réveil en sursaut, "Looking For Water" déboule avec sa rythmique lourde mais très agréable qui vient donner une chanson assez surprenante. Puis arrive "She'll Drive The Big Car" et c'est Bowie himself qui se charge de l'intro à l'harmonica, morceau également très plaisant qui s'écoute facilement. "Days" et "Fall Dog Bombs The Moon" sont dans la même veine. "Try Some, Buy Some" est une reprise de George Harrisson habilement revue. "Reality" (la chanson) est bourrée aux amphétamines, une bonne dose de rock dans le morceau le plus "brut de décoffrage" de l'album. Un album qui se termine avec le fabuleux, le merveilleux, le rocambolesque "Bring Me The Disco King" qui est également la plus longue chanson de l'album, où Bowie pose sa voix avec brio avec comme seuls accompagnements piano et batterie, c'est avant tout le piano et sa mélodie surprenante qui donnent à cette chanson une texture particulière ... dont je raffole littéralement. Enfin, ceux qui possèdent la version rééditée et collector de l'album ont, en plus de la zolie pochette qui brille et d'un DVD live où tout l'album est joué (ça c'est un joli cadeau!), la chanson "Waterloo Sunset" qui ne rajoute rien de bien précis à l'album, si ce n'est une chanson de plus bien aboutie et que l'on écoute avec plaisir.
Conclusion
Reality est un très bon cru de Bowie. Les arrangements y sont riches et présents tout au long de l'album, ce qui donne l'impression d'un travail bien fait, propre, et efficace... Bonne nouvelle pour les fans, les rumeurs sont de plus en plus nombreuses quant à un retour de Bowie (pas pour tout de suite mais bon...) avec peut-être (et je l'espère très fort) un nouvel album! Youpiii !
Autre infos: album (dans son édition collector) sorti le 16 septembre 2003, édité chez Columbia, durée: 52min 48s
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I N S I D E I N - I N S I D E O U T
Tracklist: 01. Seaside -- 02. See the World -- 03. Sofa Song -- 04. Eddie's Gun -- 05. Ooh La -- 06. You Don't Love Me -- 07. She Moves in Her Own Way -- 08. Matchbox -- 09. Naïve -- 10. I Want You Back -- 11. If Only -- 12. Jackie Big Tits -- 13. Time Awaits -- 14. Got No Love
Critique rédigée par Brit
Il s'agit ici du tout premier album des Kooks, on les apparente souvent aux Strokes ou aux Artic Monkeys. Alors pour vérifier cette information j'ai écouté l'album ...
Conclusion
L'information s'est révélée exacte, on a bien affaire aux cousins des Artic Monkeys. Inside In - Inside Out est un bon premier album, malgré les pistes un brin trop courtes, on ne s'ennuie pas. On aplus qu'a attendre le prochain opus !
Autres infos: album sorti le 6 mars 2006, édité chez Virgin Records





