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Samedi 23 septembre 2006
J E A N - J A C Q U E S  G O L D M A N
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E N  P A S S A N T

Tracklist : 1. Sache Que Je -- 2. Bonne Idée -- 3. Tout était dit -- 4. Quand Tu Danses -- 5. Le Coureur -- 6. Juste Quelques Hommes -- 7. Nos Mains -- 8. Natacha -- 9. Les Murailles -- 10. On Ira -- 11. En Passant
Critique rédigée par Amaidel


Album sortit en 1998, « En Passant » est comme une page surprenante de la vie de Jean-Jacques Goldman. En effet il aborde des sujets intimistes, des sujets plus personnels que jamais… Mais il ne fait pas ceci de manière indélicate comme beaucoup d’artistes qui traitent leurs chagrins tels des chagrins, non, lui va s’intéresser a cette intimité de manière tout à fait irrationnelle car cette intimité sera, dans cet album, illustrée par des gestes, des mots, des pensées de tous les jours.


La première chanson, Sache Que Je, nous plonge dans la mélancolie de l’amour… Non pas la mélancolie simple, pas celle de tous les jours, celle qui nous pousse à nous demander : Quand aime-t-on ? Il développe les moindres « contrats » de l’amour, ce que l’on dit généralement sans même se rendre compte lorsque l’on dit : Je t’aime ! Cette chanson fait vibrer car elle plane, tout simplement… Une guitare solo en fond sonore, une guitare acoustique, quelques autres instruments, et le tour est joué, la magie opère. Après avoir sombré dans cette douce mélancolie, JJG nous remet le sourire aux lèvres, et nous prouve qu’aimer est bien possible…
Aimer la vie, aimer les hommes, les femmes, les jeux, la musique….Tout cela dans Bonne Idée. Emmenée par un riff à la guitare acoustique très compliqué a faire sortir, une voix limpide, sincère… Un simple goût à la vie, ravivé par toutes les beautés environnantes !
Tout était dit, en effet, dans cette chanson, seule une situation est évoquée, un homme assis au comptoir d’un bar, une femme retient son regard, une belle femme… Qui ne lui parle pas, qui ne se doute de rien, mais qui dévoile ses moindres facettes à son insu. Son corps parle, s’exprime; besoin, envie ! Tout était dit ! Le blues domine cette chanson, on se croirait revenu dans les 70’s. Un son légèrement « crunchy » donne un grain vieilli au son. C’est ce qui donne un peu cette ambiance justement de Bar, un bar, une guitare, une femme, une confession !
Quand Tu Danses est une ballade à l’ancienne, seulement une guitare, la voix du matin, et on enregistre. Tout cela donne de la tristesse à cette chanson, tristesse qui est accentuée par les paroles, qui reflètent l’image d’un ancien couple, l’image de la séparation, de l’avenir incertain, d’un avenir solitaire…
Sur la piste suivante, les premières notes de guitares résonnent et annoncent le rythme. Tout de suite un parallèle peut être fait entre ce rythme et le titre de la chanson, un rythme rapide, constant, fort: la chanson s’appelle Le Coureur. Un homme court sur sa plage, un manager le remarque, il gagne, encore et encore… Mais finalement ce coureur se demande si sa course sur les plages n’était pas mieux que la folie de la célébrité.
La terre, et les hommes… Qui appartient à qui ? Juste Quelques Hommes tente de comprendre ce qu’il se passe sur cette planète. On retrouve dans cette chanson la même guitare électrique lointaine qui nous emporte haut dans nos nuages…
Un message de paix pour une fois bien fait… les paroles de Nos Mains sortent de cet optimisme lourd du type « la terre est jolie, la guerre c’est pas bien », ce message paraît bien trop superficiel, non, cette fois ci, JJG parle juste de quelques gestes simples mais efficaces… Mélodie guillerette sans trop en faire, cette chanson au rythme entraînant est tout de même un des poids lourd de cet album.
Natacha ajoute une touche exotique, une touche nordique. Une chanson piano voix avec une fin au violon. Un air qui imprègne incroyablement l’esprit.
Les Murailles est une métaphore filée dont on ne comprend le sens qu’à la fin de la chanson… Quel désespoir peut ressentir un mineur qui à vécu et participé à la vie minière durant toute sa vie, et qui voit cette mine fermer le laissant à la porte… La même chose qu’un homme qui croyait qu’il avait tout fait pour tenter de combler sa dulcinée, et qui croyait que rien n’allait s’arrêter.
On Ira, c’est l’insouciance de ceux qui veulent vivre, c’est ceux qui voient loin, c’est une version chantée du « Carpe Diem », vivre chaque instant, sourire même à la mort et à la souffrance…
En Passant, titre qui donne son nom à l’album, ne le fait pas pour rien… L’album se termine comme il a commencé, la mélancolie domine, le sentiment d’être seul, et de passage… Les albums de JJG ont tous leur chansons avec leur solo de guitare, pour cet album le voici. Un solo minimaliste, doux mais qui part dans un rythme plus effréné, que le début, une fin grandiose, un bouquet final de qualité !

          La note de Amaidel                    

92%
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Conclusion
Un album qui mérite grandement sa place dans sa discothèque, on a tous au moins une fois entendu une chanson de cet album, sans même savoir de quel chef d’œuvre provenait ce chef d’œuvre ! Si il y’a un album français qu’il faut avoir chez soi… C’est bien celui-là !


Autres infos: album sorti en janvier 1998, édité chez Columbia Tristar
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Mercredi 20 septembre 2006
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De nouveaux articles verront très prochainement le jour.

 
 
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